Cacophonie BUGUL Ken

Cacophonie Zoom

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Sur les rives du continent clair-obscur, dans une ville ocre aux matins bleus, une grande maison jaune. Le ressac de la mer, les rumeurs de la rue adjacente et les chants d’oiseaux pourraient en faire un paradis. C’est d’ailleurs ainsi que la voyait Sali, veuve de l’ancien propriétaire, qui vit là depuis sept ans, lorsque ses multiples fugues hors du continent ne la font pas dériver ailleurs.
Amère désillusion cependant : alors qu’elle imaginait y trouver un enracinement possible, un lieu, enfin, d’appartenance, la femme vieillissante est progressivement rejetée par sa belle-famille. Dans cette maison où elle pensait se reconstruire, son être entier commence à s’émietter. Prisonnière d’un espace immense, d’une rue qui semble l’observer, d’un flot d’images télévisées et de pensées qui l’assaillent, Sali suffoque et ne sait plus que faire.
Partir ? Mourir ? Se résigner ? Non, il ne faudrait jamais se résigner dans un monde où, malgré le règne des apparences, la folie du sang et la médiocrité si bien partagée, des hommes et des femmes tentent, à leur manière, de survivre.
Récit aux allures de monologue intérieur, Cacophonie plonge le lecteur au coeur de la détresse et des pensées d’une femme en butte à la solitude mais aussi aux prisons qu’elle se construit. Y reviennent, lancinantes, la douleur de l’abandon maternel et la difficulté de la quête de soi. Un texte âpre mais lucide et nécessaire sur le monde contemporain, l’Afrique et la construction de soi. Un texte dont les pages vibrent de la violence du cri longtemps contenu mais qui, cependant, n’abandonne pas l’espoir qu’a chacun de trouver, un jour, sa place dans le monde, le « canari où se reposer »

Nathalie Carré

Mariètou Mbaye Biléoma — Ken Bugul est un pseudonyme qui signife en wolof : « personne n'en veut » — est née en 1947 dans le Ndoucoumane, au Sénégal.


Après quelques années d'école primaire dans son village, Mariètou Mbaye entreprend des études secondaires au lycée Malick Sy de Thiès, puis passe une année à l'Université de Dakar où elle obtient une bourse d'études qui lui permet de se rendre en Belgique.


De 1986 à 1993 elle est Fonctionnaire internationale, successivement basée à Nairobi (Kenya), Brazzaville (Congo), Lomé (Togo) comme Chargée de Programmes dans la région Afrique d'une organisation non gouvernementale internationale s'occupant de programmes et projets de planification familiale (International Planned Parenthood Federation IPPF Africa Region).


Elle vit actuellement au Bénin. Depuis 1994, elle se consacre principalement à ses activités d'écrivain et son ouvrage Riwan et le chemin de sable (éd.Présence Africaine) a été couronné du prestigieux "Grand Prix littéraire de l'Afrique noire" en 1999. La même année, elle affirmait lors d'une interview organisée à l'occasion de la sortie de son troisième roman: "... j'écris et je m'occupe d'une PME qui fait la promotion et la vente d'objets d'art, d'oeuvres culturelles et d'artisanat. J'y inclus la gastronomie africaine. Je suis la veuve d'un médecin béninois. C'est dans son ancien cabinet que j'ai aménagé une galerie d'art, à Porto-Novo, au Bénin." Tout en continuant ses activités d'écrivaine, Ken Bugul est aussi animatrice d'Ateliers d'écriture en milieu formel (académique), informel (groupes sociaux) et en milieu défavorisé (réhabilitation, valorisation, estime de soi, intégration). Elle travaille également à la promotion d'œuvres culturelles, d'objets d'art et d'artisanat. (2008).

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