Le Combat du Rassemblement Démocratique Africain LISETTE Gabriel

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Gabriel Lisette, Administrateur de la France d'Outre-Mer, d'origine antillaise, est arrivé à Brazzaville en 1944, quelques mois après la Conférence de Brazzaville de janvier-février 1944 où le Général de Gaulle, René Pleven et le Gouverneur général Eboué avaient proclamé l'urgence de rapports nouveaux entre la France et ses colonies. Affecté à la Direction des Affaires Politiques du Gouvernement général de l'Afrique Equatoriale Française, il eut, dés les premiers temps, à connaître les projets institutionnels dont les deux Assemblées Constituantes de 1945 et 1946 allaient passionnément débattre pour fonder l'Union Française. Elu, en novembre 1946, député du Tchad (par le collège des autochtones) à l'Assemblée Législative Française, il adhéra aussitôt au groupe parlementaire du Rassemblement Démocratique Africain (R.D.A.). Fondateur du Parti Progressiste Tchadien (section territoriale du R.D.A.), Secrétaire administratif du R.D.A., Président du groupe parlementaire R.D.A. à l'Assemblée Nationale Française, Vice-Président du R.D.A., compagnon du Président Félix Houphouët-Boigny, Gabriel Lisette est un grand témoin du rude combat mené pour la décolonisation de l'Afrique. Mais cet ouvrage ne se veut ni " Mémoires " ni " Apologie ". Il donne la parole aux faits solidement étayés par une documentation pour la première fois présentée dans un ensemble. Le combat du Rassemblement Démocratique Africain pour la décolonisation pacifique de l'Afrique Noire sera lu aisément par ceux qui voudront s'informer de l'histoire de l'unique mouvement politique africain qui eut un rayonnement interterritorial ; il sera très utile aux chercheurs en quête de documents.

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Gabriel Lisette, Administrateur de la France d'Outre-Mer, d'origine antillaise, est arrivé à Brazzaville en 1944, quelques mois après la Conférence de Brazzaville de janvier-février 1944 où le Général de Gaulle, René Pleven et le Gouverneur général Eboué avaient proclamé l'urgence de rapports nouveaux entre la France et ses colonies. Affecté à la Direction des Affaires Politiques du Gouvernement général de l'Afrique Equatoriale Française, il eut, dés les premiers temps, à connaître les projets institutionnels dont les deux Assemblées Constituantes de 1945 et 1946 allaient passionnément débattre pour fonder l'Union Française. Elu, en novembre 1946, député du Tchad (par le collège des autochtones) à l'Assemblée Législative Française, il adhéra aussitôt au groupe parlementaire du Rassemblement Démocratique Africain (R.D.A.). Fondateur du Parti Progressiste Tchadien (section territoriale du R.D.A.), Secrétaire administratif du R.D.A., Président du groupe parlementaire R.D.A. à l'Assemblée Nationale Française, Vice-Président du R.D.A., compagnon du Président Félix Houphouët-Boigny, Gabriel Lisette est un grand témoin du rude combat mené pour la décolonisation de l'Afrique. Mais cet ouvrage ne se veut ni " Mémoires " ni " Apologie ". Il donne la parole aux faits solidement étayés par une documentation pour la première fois présentée dans un ensemble. Le combat du Rassemblement Démocratique Africain pour la décolonisation pacifique de l'Afrique Noire sera lu aisément par ceux qui voudront s'informer de l'histoire de l'unique mouvement politique africain qui eut un rayonnement interterritorial ; il sera très utile aux chercheurs en quête de documents.

abriel Lisette, né le 2 avril 1919 à Puerto Bello (Panama) et décédé le 3 mars 2001 à Port-de-Lanne (Landes), est un homme politique tchadien qui a joué un rôle important dans la décolonisationde son pays.


Lisette fonde au lendemain de la Seconde Guerre mondiale le Parti progressiste tchadien (PPT), section locale du Rassemblement démocratique africain en 1947. Cet ancien administrateur des colonies, breveté de l'École nationale de la France d'outre-mer (ENFOM), est élu dès 1946 et jusqu'en 1959, député du Tchad sous l'étiquette UDSR. Maire de Fort-Lamy en 1956, il devient l'année suivante vice-président du Conseil de Gouvernement du Tchad.


Son ascension parait bien engagée en dépit de méthodes de propagande criticables (vente d'images à son effigie etc.), d'accusations de corruption et surtout malgré son origine non-africaine que ses adversaires mettent en avant pour le disqualifier.


Lisette participe en août 1958 au Comité consultatif constitutionnel mis en place par le général de Gaulle en métropole et, en novembre de la même année, est élu Chef du gouvernement du Tchad. Il démissionne de cette charge en février 1959 pour devenir ministre conseiller de la toute nouvelle Communauté en juillet. L'indépendance du Tchad acquise un an plus tard (juillet 1960) le place dans la position de chef naturel du nouvel État.


Toutefois, les oppositions au sein du PPT sont nombreuses, notamment de la part de François Tombalbaye, chef du gouvernement depuis juin 1959, dont l'animosité envers Lisette date du début de l'Union française. Réussissant un habile rapprochement avec le Parti National Africain, organe des musulmans du Nord, Tombalbaye réussit au mois d'août à démettre son rival de toutes ses fonctions.


L'opposition du Nord contre le Sud, mise en œuvre à cet instant au bénéfice d'un groupe politique, est la première expression d'une stratégie dont les dérives coûteront fort cher au pays jusqu'à aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, rappelant souvent cet acte fondateur légitimant son action, le nouveau président présentera encore, dix ans plus tard, Lisette comme l'âme des complots, réels ou imaginaires, fomentés contre lui.


Contraint à l'exil, Lisette retourne alors en France où un poste de Ministre conseiller du gouvernement Michel Debré lui est donné de 1959 à 1961.


En 1976, il fonde une association à but humanitaire, la Société mutuelle des originaires d'Outre-Mer (SMODOM) sur le modèle des sociétés d'entraide du XIXe siècle. Il publie enfin en 1983 un livre sur les événements auxquels il avait participé au sein du RDA.


Président du Comité national des associations du souvenir, Lisette obtient à ce titre qu'on grave en avril 1988 deux inscriptions sur les murs du Panthéon à Paris. L'une à la mémoire de Toussaint Louverture, l'autre à celle de Louis Delgrès.


Il meurt en 2001 dans le Sud-Ouest de la France.


Un collège du Tchad porte aujourd'hui son nom.




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