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Reconstruction du nilo-atlantique est une œuvre linguistique considérable par l’envergure conceptuelle, la richesse documentaire, le raffinement critique et l’harmonie du résultat final. Dans cette entreprise, l’auteur s’éloigne des égarements linguistiques africains antérieurs, échafaudant des familles linguistiques jamais reconstruites, tels que le "chamitosémitique" et l’"afro-asiatique". La clef de la linguistique historique n’est que la méthode comparative. C’est cette méthode que l’auteur utilise en faisant dériver d’un ancêtre primitif commun pré dialectal, l’égyptien ancien pharaonique, le copte et les langues négro-africaines modernes. Cet ancêtre est le nilo-atlantique. Dès lors, cet ouvrage démontre clairement que la diversité linguistique africaine n’est pas une diversité dans l’absolu, mais une diversité dans l’unité. La connaissance approfondie de l'égyptien ancien constitue un prérequis méthodologique incontournable pour ce genre d'analyse. L'Égypte pharaonique appartient en effet pleinement au monde noir, comme en témoignent sa situation géographique, la composition biologique de ses populations autochtones, ainsi que ses systèmes culturels et linguistiques.
Cet ouvrage se distingue comme une œuvre exceptionnelle en ce début du XXIème siècle.
Théophile Mwené Ndzalé Obenga, né à Mbaya, (République du Congo), le 2 février 1936, est égyptologue, linguiste et historien. Avec Cheikh Anta Diop, il défend une vision de l'histoire africaine recentrée sur les préoccupations des chercheurs et intellectuels africains, soucieux de revisiter leur patrimoine (Afrocentricité).
Docteur d’État ès lettres en Sciences Humaines (Sorbonne), il a étudié diverses disciplines : philosophie, linguistique historique comparative, archéologie préhistorique, sciences de l'éducation, égyptologie1. Théophile Obenga a étudié la philosophie à l'université de Bordeaux. Il a fait des études d'histoire au Collège de France, à Paris, et a appris l'égyptologie à Genève. Il a également suivi une formation en sciences de l'éducation à Pittsburgh. Parmi ses professeurs, il y eut Émile Benveniste en linguistique historique, Jean Leclant et Charles Maystre en égyptologie, Rodolphe Kasser en copte, Lionel Balout en paléontologie humaine2. Ancien directeur général du Centre international des civilisations bantu (CICIBA) à Libreville, il est aujourd'hui professeur à la faculté de civilisations africaines à l'université d'État de San Francisco3, qui est un campus de l’université de Californie.
Il dirige Ankh, « revue d’égyptologie et des civilisations africaines » éditée à Paris. Entre autres préoccupations scientifiques, cette revue explore les différentes voies de recherche initiées ou renouvelées par Cheikh Anta Diop, dans une perspective épistémologique replaçant l'Égypte ancienne dans ce qu'il considère comme son « cadre naturel africain » et comme l'une des « civilisations négro-africaines anciennes ».
En 2009, Théophile Obenga apporte publiquement son soutien au président Denis Sassou-Nguesso, candidat à sa réélection à la présidence de la république congolaise.