À perte de mère - Sur les routes atlantiques de l'esclavage HARTMAN Saidiya (AE)

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Éditions Brook

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9782956870050

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20,85 €

« L'origine de mon désespoir remontait-elle à la première génération arrachée à son pays ? Était-ce la raison pour laquelle je pouvais parfois ressentir une telle lassitude vis-à-vis des États-Unis, comme si j'avais moi aussi débarqué en Caroline du Sud en 1525 ou à Jamestown en 1619 ? S'agissait-il de la pression exercée par toutes les mères perdues ou bien de celle des enfants devenu·es orphelin·es ? Ou était-ce que, pour chaque génération, le joug d'une vie abîmée et le désarroi de ne pas être reconnu·e, d'être considéré·e comme un·e perpétuel·le étranger·e, se faisaient de nouveau ressentir ? 
J'errais dans cette esclaverie non parce que j'espérais y découvrir ce qu'il s'était réellement passé, mais plutôt à cause de ce qui avait perduré de cette histoire. Pour quelle autre raison commencer une autobiographie dans un cimetière ? »
Saidiya Hartman enseigne au département d'anglais et littérature comparée de l'université de Columbia, New York. Spécialiste de la littérature et de l'histoire culturelle afro-américaines.
Paru en 2007, À perte de mère est le deuxième livre de Saidiya Hartman. L'écriture est celle, contre-disciplinaire, de la recherche d'archives, de l'analyse, du journal, de la poésie, de l'autobiographie ; confrontée aux trajectoires de déportation d'une rive à l'autre de l'Atlantique, aux vies décimées et bouleversées par la traite négrière esclavagiste. Au fil de l'apprentissage et de la transformation personnelle et politique de Hartman se dessine un futur dans l'expérience présente du passé.

Comment fait-on l'expérience de l'histoire de l'esclavage ? Comment la fait-on déjà, encore ? Comment cette histoire se poursuit-elle ? Ce récit d'un voyage au Ghana par l'historienne suit les traces – matérielles, sociales, relationnelles – de la traite atlantique esclavagiste : architectures, conflits, amitiés. Pour emprunter les mots de Robin Kelley, Hartman est « étrangère à la recherche d'étranger·es », elle questionne le mode de formation des savoirs, les rapports de pouvoir en jeu dans la constitution de ce qui fait mémoire d'un passé.


Le livre est publié dans une traduction de Maboula Soumahoro, également autrice de la préface « À vingt-mille lieues de la mère », et accompagné de l'article « Vénus en deux actes », traduit par Émilie Notéris.

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