Il n'y a pas d'arc-en-ciel au paradis NDJÉKÉRY Nétonon Noël (AE)

Il n'y a pas d'arc-en-ciel au paradis Zoom

Éditions Hélice Hélas

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9782940700110

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Il n’y a pas d’arc-en-ciel au paradis est une plongée dans les horreurs de la traite négrière transsaharienne.

 Fin du dix-neuvième siècle. Alors que son avatar atlantique s'essouffle, la traite négrière transsaharienne bat son plein, en particulier dans la région du lac Tchad. En partance pour les comptoirs de Khartoum avant de remonter vers la Péninsule arabique, des caravanes d'hommes, de femmes et d'enfants cheminent comme du bétail dans l'horreur. Zeïtoun, un jeune adolescent arraché à sa famille arrive à échapper à sa servitude. Dans son errance, il rencontre deux fugitifs comme lui : Tomasta et Yasmina. Lui est eunuque, elle est la favorite malheureuse d'un harem. Tous trois vont trouver refuge sur une île dérivant au milieu du lac Tchad.  Ils espèrent ainsi échapper aux esclavagistes et aux affres de l'Histoire, ils établiront une société aux bases nouvelles.

Des caravanes en partance pour la péninsule arabique, en passant par la colonisation française, l’enrôlement des tirailleurs africains pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à l’essor du mouvement djihadiste Boko Haram, Nétonon Noël Ndjékéry met en récit deux cents ans d’histoire de la privation de liberté et de l’exploitation humaine dans la région de l’actuel Tchad.

 Le titre est une référence explicite aux différents programmes missionnaires qui promettaient et promettent toujours aux populations d’Afrique noire d’être « blanchies » en accédant à un paradis, soit-il celui des chrétiens ou des musulmans. 

En porte-à-faux à ces programmes, l’auteur dresse le portrait d’une Afrique multiple, diversifiée dans ses croyances, ses arts du vivre ensemble, mais également dans celui de porter collectivement un projet et un récit de développement et d’émancipation. Sur une île mouvante du lac Tchad, l’auteur invente une société utopique qui pourrait poser les bases d’un projet que nous pourrions qualifier à la suite d’Achille Mbembe « d’afropolitanisme ».

Toutefois, le prix de cette utopie est celle d’un isolement et d’une dangereuse ignorance des affres de l’Histoire et du développement des État-nations africains actuels.

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